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Le duo américain des White Stripes sait-il que ce dimanche soir 60 000 supporters déchaînés ont retourné le stade Vélodrome sur l’air de leur morceau « Seven nation army » ? Un hymne de victoire entonné par les Olympiens à la fin de leurs matches cette année, et qui a maintenant gagné les tribunes. Le tube d’un été marseillais euphorique. Six matches de championnat pour cinq victoires, qui plus est consécutives. Un début de saison vertigineux pour une équipe à qui rien ne résiste actuellement. Pas même le béton bordelais du maçon Ricardo.
Bien sûr, les Phocéens ont mis du temps à y faire leurs fissures. L’édifice girondin est solide. Malgré une entame de partie tonique, les coéquipiers d’Habib Beye durent prendre leur mal en patience. Les mouvements entre Ribéry, Niang et Nasri secouaient les bases bordelaises, sans que Ramé ne soit réellement mis à contribution. Au contraire, il revenait à son homologue Carrasso de réaliser la parade de la première période. Une sortie décisive face à Wendel qui rendait justice à la domination marseillaise des 45 minutes initiales.
En deuxième mi-temps, Mickaël Pagis réglait rapidement la question du perce-muraille. Le match venait de reprendre depuis moins de 4 minutes, et alors que Franck Ribéry était à terre à la sortie d’un contrôle orienté, le ballon roulait tranquillement vers l’ancien strasbourgeois. Dans un geste instinctif et terriblement efficace, Pagis enroulait son tir de l’intérieur du droit pour expédier le cuir vingt mètres plus loin sous la barre de Ramé. Une merveille qui enflammait le stade, et qu’on ne se lassera pas de voir et revoir dans les prochaines heures.
Taye Taiwo était à l’unisson, dans son style caractéristique, six minutes plus tard. Décalé sur coup-franc, il embarquait la défense avant de placer sa mine dans le petit filet. 2-0. Deux beaux buts. Et un adversaire qui vacillait alors comme rarement depuis deux ans en Ligue 1.
La malchance (pour l’OM) voulut qu’un penalty (pour une faute inexistante) remette en selle Bordeaux. La transformation de Chamakh (2-1) contraignait en effet les joueurs d’Emon à davantage assurer leurs arrières, alors que jusque là ils semblaient naturellement aimantés vers le but de Ramé.
La rencontre se « tendait ». Les contacts se durcissaient. Et dans le jeu, les Bordelais existaient de plus en plus, même s’ils étaient en permanence sous la menace d’une contre-attaque fatale. Toifilou Maoulida, entré en jeu, manquait de peu de la mettre à exécution, dans le temps additionnel, quand son tir frôlait le montant. Bordeaux l’avait échappé belle. Mais il n’échappait pas à la défaite.
Et l’OM continue ainsi de tutoyer les sommets...

Les Olympiens se sont imposés 1-0 jeudi en match aller du premier tour de l'Uefa, grâce à un but superbe de Habib Bamogo, contre Mlada Boleslav. Match retour dans 15 jours en République Tchèque.
Un match fermé, une équipe tchèque accrocheuse, un peu de fatigue post-PSG, mais au final une victoire importante, illuminée par une superbe réalisation d’Habib Bamogo, titularisé comme Wilson Oruma et Alain Cantareil.
Une pure merveille de spontanéité et de technique, jugez plutôt : ouverture millimétrée de 30 mètres de Sabri Lamouchi, et reprise de volée en première intention de l’attaquant olympien pour clouer Miller sorti à sa rencontre.
A ce coup d’éclat de la 31e minute a succédé toute une série de tentatives marseillaises d’aggraver la marque. Alain Cantareil, Renato Civelli (de la tête) et enfin Toifilou Maoulida accentuèrent ainsi la pression sur le but du portier tchèque jusqu’à la pause.
Toujours aussi regroupée après le repos, l’équipe de Dusan Uhrin Junior ne laissa que peu d’espaces aux Phocéens, malgré le punch d’Habib Bamogo. La rugosité des visiteurs multiplia les coups-francs, puis les cartons. Et incita Albert Emon à renouveler sa formation. Mamadou Niang et Franck Ribéry entrèrent en scène pour creuser l’écart. Les Tchèques firent la même interprétation de ces changements. Ils musclèrent encore un peu plus leur jeu, jusqu’à l’expulsion du défenseur Sevinsky, coupable d’une obstruction sur le vice-champion du Monde (78e).
Cette supériorité numérique ne facilita pourtant pas la tâche des Marseillais, ni donc n’alimenta le compteur buts bloqué à cette première unité. Un avantage d’une petite tête avant le retour mais au moins le confort, non négligeable, de ne pas avoir encaissé de but.
L'OM s'est imposé au Parc des Princes pour la première fois depuis 1999, grâce à des penalties de Niang, Nasri et un troisième but de Pagis. Une démonstration de force qui permet aux Olympiens de garder la tête du classement !
Cela a failli se limiter à une histoire de penalties. Une histoire sans fin. Mais ce fut finalement bien plus beau que cela. Grâce à une fin de match impressionnante, les Olympiens ont marqué les esprits ce dimanche soir au Parc des Princes. Ils ont vaincu en terre parisienne. Et grâce à cela, ils sont toujours leaders du championnat. Un succès incontestable. D’autant que sur les trois penalties sifflés lors de la rencontre, le dernier, celui qui fit la décision, ne mérite aucun débat : un fauchage les deux pieds en avant de Mario Yepes sur Mamadou Niang, en position idéale, après un rush supersonique de Franck Ribéry couloir gauche. Sur la transformation, Mickaël Landreau repoussait une première fois le tir de Samir Nasri. En vain. Le milieu reprenait et marquait. 1-2.
L’air de la première victoire phocéenne sur la pelouse du PSG depuis octobre 1999 commençait alors à flotter. Il enivrait les 2000 supporters marseillais qui exultaient une dernière fois à la 89e minute. Avec de nouveau Franck Ribéry au service, qui grillait son vis-à-vis à gauche. Et cette fois, Mickaël Pagis à la conclusion, du plat du pied sous la barre. Imparable. 1-3.
Et du délire dans la zone visiteurs que prolongera le salut triomphal des hommes d'Albert Emon quelques minutes plus tard.


Nasri titulaire à l'OM ? Pas encore ! Selon notre sondage, vous êtes plus de la moitié (56 %) à penser que le jeune olympien Samir Nasri ne doit pas encore devenir un titulaire dans le onze de départ d'Albert Emon. Par contre, 37% d'entre vous considèrent que Nasri doit commencer les matchs d'entrée de jeu. Et seulement 7% jugent que le minot marseillais ne doit pas devenir titulaire.
En concurrence cette saison avec Wilson Oruma, Nasri a pour l'instant été décisif seulement en entrant en jeu, d'où la certaine prudence qui se dégage de ce sondage. Appelé par René Girard en équipe de France Espoirs, Nasri est resté sur le banc vendredi contre l'Ecosse (victoire 3-1 des Bleuets)... La patience payera !
Nous vous proposons maintenant de répondre à un nouveau sondage, à gauche sur la page d'accueil du site : Quel titulaire pour le poste d'arrière gauche ? Taiwo ou Cantareil.